Le positif dans tout ça !

Ce post fait suite à celui juste avant. Je dis ça si tu débarques, tu vas devoir au choix te taper le pavé précédent ou combler les vides tout seul avec ton imagination.

J’en reviens à la super psy qui m’a aussi expliqué tranquille combien, elle, elle était une mère extraordinaire avec un fils extraordinaire et comment je devais être tout à fait autre que ce que j’étais. Elle a parlé d’amour, d’écoute et de bienveillance. Ce dont selon elle je manquais cruellement. Merci Madame, je n’en demandais pas tant !

En même temps il est vrai que quand elle m’a expliqué que j’étais nulle ça m’a rendu chafouin et même colère. J’ai un peu haussé le ton dans son bureau. Je crois que j’encaisse très mal la critique…

Nan mais si, j’encaisse mal. Ça m’agace. Et pire encore, je ne supporte pas la comparaison désavantageuse. Le genre je me sers de toi pour me sentir supérieur. Ça me fout hors de moi.

C’est un fait je ne suis pas qu’amour, écoute et bienveillance ! Je suis capable d’être une vraie connasse avec zéro tact et diplomatie et d’être franchement désagréable. Et je te raconte même pas quand je suis persuadée d’avoir raison…

Bref, la psy n’a peut être pas tout à fait tort de me dire que je suis une mère pourrie, même si honnêtement je le savais déjà. Je l’ai même toujours dit à mes filles « je suis nulle comme mère mais comme vous avez que moi, faudra faire avec ». N’empêche ça fait hyper mal quand ça vient de quelqu’un d’autre. Surtout d’un pro.

Ça m’a fait vaciller sur mes fondations. Vaciller ? Ah ah ah ! Plutôt un séisme de 9 sur l’échelle de Richter.

J’ai eu envie de me jeter du haut du barrage, je l’ai déjà dit. De faire ma valise et de quitter mari et enfants ( » de toutes façons vous serez mieux sans moi ») mais comme mon mari est toujours aveuglé par l’amour il a posé son veto (ou alors il aime ma cuisine), j’ai eu envie de vendre la maison et partir recommencer ailleurs. Ce sont les enfants qui ont posé leur veto. Hors de question de partir ! Même pas de 5km.

La seule chose qu’on m’a concédé c’est « tu changes ce que tu veux dans la maison, mais on ne change pas de maison ».

J’avais envie de repartir à zéro, de laisser l’enfer derrière moi, mais pas le droit. L’acceptation ne s’est pas fait sans grincement de dents. Les miennes. De discussions houleuses, au bord de l’explosion. Et puis j’ai compris que repartir de zéro c’est impossible. On traine toujours ses casseroles !

Et c’est là qu’arrive le positif (enfinnnnnnnnnn, on se demandait !) ! Le Grand Tri ! Le rangement par le vide, le « sors moi ça de là ». Depuis des semaines (la pente a été très très très longue à remonter) chez moi ça valse. Vêtements, meubles, livres, dvd, jouets, matériel de cuisine.

La maison a toujours été ce qui m’a aidé àtenir dans les moments difficiles (un psy expliquerait ça très bien mais d’ici que j’aille en revoir un). Pendant la grossesse de Juliette, après le diagnostic de Juliette. M’investir dans notre foyer a toujours été salvateur. Et je regarde de nouveau le 13 avec les yeux de l’amour. Un nouveau papier peint par çi, un nouvel aménagement par là. Un énorme projet à venir en avril-mai (selon le calendrier de l’entreprise, on attends on attends).

Tu ne peux pas savoir comme ça me fait du bien de sortir tout ça ici. De repartager bientôt avec toi quelques photos de mon chez moi. De t’expliquer notre envie d’aller vers tellement plus de simplicité.

C’est le seul mot que j’ai en ce moment, simplicité.

J’espère que tu me suivras dans ces nouvelles aventures !

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