Mes droits pas ma fête !

8 mars, Journée internationale des droits de la femme

Non pas la fête des femmes, non. Non. Non et NON !

Pour ma fête, il y a le 26 novembre voire la fête des mères ou même mon anniversaire.

Mais le 8 mars ce n’est en aucun la « Fête des femmes ».

Pas besoin de m’envoyer des mails pour me vendre des sous-vêtements, des chaussures ou du maquillage.

Ce n’est  pas le jour.

Parce que ce n’est pas ma fête.

Aujourd’hui ce sont de mes droits qu’on parle, de nos droits. Aujourd’hui je m’insurge, je m’énerve, tout me fout en rogne. Les « bonnes fêtes mesdames », la « féminisation des métiers » ( ça veut dire quoi qu’ils se travestissent les métiers ? Qu’en fait ce n’est pas mixte d’office un métier ???), les « petites filles aussi forte que les garçons ».

Oui je m’énerve. Après les JT de france 2, celui de ce midi et de sa féminisation des métiers et que je te balance des vieilles images de 1950 pour te prouver que le monde a bien changé (ah ouais? Et les inégalités salariales on en parle ou bien…) et derrière pour faire bonne mesure le reportage sur le dopage au féminin !

Ah comme c’était bien mené, bien joué ! Mesdames vous voulez l’égalité, on va vous la donner. Ne parlons pas des femmes compétentes contemporaines, non parlons plutôt des sportives qui se dopent !

Et qu’à 20h je te balance du cliché « les filles réussissent mieux à l’école mais elles ne supportent pas bien la pression ». Ohhhhhhhhh mais bien sûr. Je me disais aussi…C’est pour ça qu’il y a si peu de femmes dans les hautes fonctions. Nous ne sommes pas des compétitrices nous, nous ne sommes qu’amour et générosité. Nous sommes des femmes, des p’tites douceurs de la nature.

J’ai l’air d’une p’tite douceur de la nature là ???

Ma colère est tellement immense.

Je ne tolère plus les « quotas » mis en place et les lois qui les accompagnent. Et encore moins les hommes qui les mettent en place. Ce paternaliste ambiant qui, sous couvert d’égalité, jette un doute permanent sur les compétences de la p’tite dame au conseil d’administration ou municipal.

Sommes nous là par et pour nos compétences ou parce que notre code génétique comporte un double X ?

« Ah mais sans les quotas, c’est qu’il y en aurait pas des gonzesses hein…Alors bon, faudrait voir à pas trop en demander non plus ! »

Des quotas ? Pour que la moitié de la population mondiale ait voix au chapitre il faut des quotas ? Pour que l’autre moitié de la population reconnaisse qu’il y a des cerveaux compétents dans chaque moitié il faut des quotas ?

Ou peut être juste de l’éducation…Beaucoup beaucoup beaucoup d’éducation.

Alors le premier qui me souhaite bonne fête, je vais la lui faire…sa fête.

Et j’aimerai beaucoup, mais vraiment, vraiment beaucoup que lorsque mes filles seront adultes et ça n’est pas si loin, le 8 mars ne soit plus la journée internationales des droits des femmes. Parce que cette putain de journée n’est pas censée exister.

Avant d’être une femme, je suis un être humain, avec les mêmes droits que mon voisin.

Enfin, il parait…

8 réponses sur “Mes droits pas ma fête !”

  1. ouai et bas faudrait penser à nous les hommes on a du coup une journée de moins pas an pour nos droits je m’insurge c’est scandaleux.

    J’espère qu’on finira par nous rendre cette journée, non mais oh!

    1. Merci Babim ! Comme tu dis, rien n’est gagné, bien au contraire. Il faut absolument consolider ce qui a déjà été acquis mais qui menacent régulièrement d’être remis en question et continuer d’avancer sur le terrain de l’égalité.
      Bises à toi Babim

    1. La condescendance masculine me tape aussi sur le système. Certains n’ont toujours pas compris que nous ne sommes pas stupides et que notre cerveau comprend exactement les mêmes choses qu’eux…
      Gros bisous à toi Josie

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