Mon temps m’appartient (merde alors !)

Pourquoi est ce que je ne passe pas plus souvent ici ? Malgré mes envies, mes notes en préparation tout au long de la journée dans mon crâne de piaf, les idées, les « ah tiens, faut que j’en parle  » et surtout oui MES envies. Je l’ai déjà dis ? C’est que c’est important.

Et bien parce que depuis un bon bout de temps j’ai laissé moults personnes décider de comment je devais occuper mon temps.

Pour faire plaisir, pour être sympa, pour filer un coup de main, pour tout plein de raisons je me suis laisser bouffer ces derniers mois.

Et bien ça suffit !!!

Mon temps m’appartient et j’en fais ce que j’en veux sans avoir à me justifier.

On va poser les jalons, mettre les choses au clair et apprendre à dire « non, je n’ai pas le temps, j’ai prévu d’autres choses »

Je ne travaille pas. En tout cas pas à l’extérieur de chez moi. Je ne suis pas rémunérée pour le temps que je donnerai une entreprise. Je suis donc pour la très très très grande majorité des gens une « oisive », voire même un boulet de la société, qui vit à « ses crochets » et il faut pour cela que je rende service, que je sois solidaire que « je m’occupe » pour que « je ne m’ennuie pas ».

Ouh, je ne compte plus les petites phrases telles que « ah bon ? Mais tu fais quoi de tes journées ? Tu ne t’ennuies pas ? » et autres « ah bah ça va, t’as la belle vie ! »

J’ai même eu des « hummm, ça doit pas être trop dur, je t’imagine bien lire des magazines le matin en prenant le soleil, prendre le temps, te pomponner, les enfants à la cantine, ça doit être cool ». Ce à quoi je rajoute alors « mais tout à fait, et même tu vas pas le croire, j’envisage de mettre les enfants à la garderie le soir parce que je n’arrive plus à caser mes séances de cinéma entre le shopping et le coiffeur, une vie de dinge, je n’en peux plus ! »

Devant tant de bêtises, je m’incline, j’en rajoute des tonnes.

Les filles ne vont quasiment jamais à la cantine, sauf quand elles le réclament à corps et à cris ou que je suis tellement sur les rotules que je prends une journée continue sans aller retour à l’école le midi. Parce que sinon mon programme c’est pas p’tit déj sur la terrasse au soleil, enchainement sur une manucure, le tout en lisant voici.

On en est bien loin même. Très très loin. Rapport qu’à maintenant 6, y a quelques repas à préparer, avec les courses en amont, et on mange tous les 6 tous les jours et tous les repas à la maison. Oui l’homme rentre le midi. Oui c’est une chance. Il peut ramener les filles à l’école l’après midi maintenant. Et puis y a aussi quelques lessive à faire, oh une broutille entre 10 et 15 par semaine. Qu’évidemment j’ai une machine à laver et un séche linge, mais que pour autant ça ne se repasse pas tout seul ni se remet tout seul dans les armoires. J’ai déjà essayé pour voir, ça marche pas.

Que les devoirs ne se font pas tout seul non plus, ni le ménage, ni rien finalement !

Et oui je sais très bien que mes copines qui travaillent font tout ça APRES leur journée de travail.

Pour autant, je n’ai pas à recevoir dans la figure les plaintes diverses et variées en devant juste sourire et ne jamais surtout jamais me plaindre. Puisque « j’ai la belle vie » !

Bah non, je suis aussi fatiguée, pardon hein mais quand même. Je fais aussi de petites nuits malgré le fait que Juliette fasse allégrement les siennes, je fais ma part de corvées, j’éduque 4 enfants. Je n’ai pas de relais ici, hormis l’école. Et quelques amis qui peuvent nous filer un coup de main occasionnel en cas de coup dur.

On a pas d’autres choix que celui d’être opérationnels et présents.

J’ai choisi de ne pas travailler, d’être présente auprès de mes filles pour des raisons qui m’appartiennent. C’est un luxe. Un luxe qui demande des concessions, financièrement parlant. Je ne touche pas de minima sociaux, d’allocations chômage quelconque ou que sais-je encore.

Si je suis « aux crochets » de quelqu’un, c’est à ceux de mon mari. Qui trouve lui, très confortable de pouvoir bosser comme il veut, sans contraintes horaires ni questionnement d’organisation par rapport aux enfants. Ou par rapport à la logistique de la maison.  C’est un choix que nous avons fait à deux.

Et je commence très sérieusement à en avoir ras le bol de dire oui à des « tu voudrais pas me rendre service ? » qui me coincent dans des situations qui me gonflent, ras le bol d’être la mère relais de certains gamins dont les parents ne veulent pas qu’ils rentrent seuls mais ne vont pas les chercher. Oui parce que, la mère c’est pas qu’elle travaille pas, c’est qu’elle est en année sabbatique…depuis 2 ans ! Et que, forcément je vais pas laisser un gamin sur le trottoir à attendre.

J’ai une âme de gros Saint Bernard. Et bah le Saint Bernard cette année, il va virer Pittbull et dire « non, j’ai aussi une vie et pas le temps de m’occuper de la tienne. Et je n’ai pas à assumer ce qui t’emmerde pour la simple raison que je ne travaille pas. »

Mon temps est à moi. A MOI !!!

Et à Juliette aussi, et à Ninon, Maïa, Valentine, Olivier, ma mère, ma soeur, mon frère, quelques copines …

Tu le sens toi aussi que c’est mal barré mon affaire ???

 

 

 

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